Peugeot 308 CC : la fin des saisons

1 avr
2009

« Raccourcir l’hiver, rallonger l’été ». Les prétentions de la 308 CC ne sont pas modestes. Et des ambitions, il en faut bien dans un contexte de concurrence de plus en plus étoffée. Des lignes sportives, des technologies innovantes et un confort digne d’une berline sauraient-ils faire de la Peugeot une référence sur son segment ?

peugeot-308-ccEn pleine ébullition, le segment des « CC » recense constamment de nouvelles productions. En quatre années de carrière, la liste des concurrentes de la 307 CC n’a cessé de s’allonger. En France, en 2008, la Peugeot terminait l’année en chute libre de plus de 50 %, à 2 141 unités, derrière la VW Eos (2 885 unités, – 34,8 %) et la Renault Mégane (2 605 unités, – 40%). Il était donc temps pour le coupé-cabriolet quatre places de céder sa place à la très attendue 308 CC.

Celle qui nourrit l’ambition de retrouver sa place n’a pas souhaité revoir sa copie. « Nous avons voulu mettre à profit l’expérience accumulée par le passé », préviennent les chefs de produit, qui insistent sur le fait que Peugeot « en est déjà à son 4e CC ». Le temps passe vite. Les générations aussi. Techniquement donc, le toit, logique centre de toutes les attentions, n’évolue pas. Il est toujours en deux parties. Enfin, « en deux parties et demie, comme sur la 307 CC », répètent les concepteurs. En effet, les montants sont désolidarisés pour accroître l’accessibilité qui « devient l’une des meilleures de la catégorie ». La 308 CC propose ainsi un volume de coffre allant de 226 à 465 litres, selon qu’elle soit en configuration cabriolet ou coupé. En comparaison, l’Eos offre entre 205 et 380 litres.

L’accent sur le confort et la sécurité

20 secondes, c’est le délai que réclame la voiture pour s’ouvrir aux rayons du soleil. Ceux qui courent après la montre pourront effectuer l’opération en roulant, jusqu’à 12 km/h. Quid d’un toit ouvrant, sinon vitré ? « Rien n’est prévu », écarte la direction. Raison avancée : le filtrage de l’ensoleillement reste toujours problématique et ce, malgré l’expérience glanée sur les SW. Le filtre rendrait le toit trop épais par ailleurs. « Certes nos concurrents le font (Ndlr : Mégane et Eos), mais les résultats ne sont pas ceux escomptés », se défend la marque. Cela alourdirait au final l’ensemble qui pèse déjà une trentaine de kilogrammes.

Une chasse aux kilos d’autant plus nécessaire que la belle prend de l’embonpoint. Avec 20 kg de plus que sa devancière, la 308 CC accuse plus de 1 480 kg sur la balance. Une prise de poids relativement contenue (la berline a beaucoup plus pâti d’une génération à l’autre) qui provient avant tout du progrès en matière de confort, avec, entre autres, une montée en gamme des matériaux employés, des innovations telles que l’Airwave (voir encadré), qui alourdit le siège, ou une amélioration de l’isolation hermétique et phonique. Mais qui profite également à la sécurité, puisque les éléments de la structure font l’objet d’un traitement particulier visant à les renforcer. Résultat, la 308 CC recueille 5 étoiles au test Euro NCAP. [...]
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