Mercedes Classe S, Mercedes déterre l’H de guerre

17 juin
2009

Avec sa nouvelle Classe S, Mercedes inaugure l’hybridation. Pour faire face à la Lexus 600 H, la firme de Stuttgart propose un V6 essence assisté d’un module électrique et d’une batterie lithium-ion. Les consommations et les émissions s’affichent donc à un niveau très bas pour ce niveau de gamme.

mercedes-classe-sLes grosses berlines haut de gamme souffrent chroniquement de leur masse, qui induit souvent de gros moteurs, donc d’importantes consommations, donc de significatives émissions de CO2, donc de gros malus, donc l’ire des écolos etc. Mercedes n’échappe pas à la règle, à tel point que le constructeur de Stuttgart blanchit sa conscience en dotant sa Classe S d’une version hybride. Comme sa consœur d’outre océan, la Lexus LS 600 H, la S 400 H devrait ainsi séduire les grands de ce monde, soucieux de l’environnement quand leur image ou celle de leur entreprise est en jeu, et, bien sûr, si l’écologie n’écorne pas le plaisir.

De ce côté, pas d’inquiétude, la S400 H n’est pas une Prius… Il s’agit d’une vraie Mercedes, de haut rang, qui plus est. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle s’affiche à des tarifs plus que compétitifs pour ce niveau de prestation… En effet, la première hybride haut de gamme de Mercedes reprend de très nombreux éléments de sa compatriote dotée d’une motorisation classique. Une politique volontaire de « Carry Over » qui limite les coûts et délais de développement. Sur un marché trusté par les motorisations Diesel, à plus de 70 %, Mercedes espère tout de même bénéficier de l’image historique de sa Classe S et maintenir sa position de leader du segment H2 (berline Premium). La marque a vendu 870 Classe S en 2008, dont seulement 145 en motorisation essence. Rappelons que Mercedes domine ce segment en France devant BMW, Audi, Lexus, Jaguar et Maserati.

Une vraie Mercedes

Après quatre ans aux services des grands de ce monde, le vaisseau amiral de l’étoile allemande s’offre un lifting discret, sobre et chic, à l’image de l’imposante berline. Car l’hybride n’est pas la seule nouveauté présentée par Mercedes sur sa série S. L’ensemble de la voiture a été revu, pour faire honneur aux 270 000 unités de sa devancière.

A l’extérieur, la grille de calandre prend une forme de flèche plus prononcée, et un nouveau pare-chocs discrètement souligné par une arête lumineuse et une baguette chromée sous les prises d’air de refroidissement. Pour encore plus de dynamisme et de différenciation, le Pack ILS propose des bandeaux LED pour les feux de jour, les clignotants et les feux de position (de série sur la S 400 Hybrid et la S 600), qui confèrent à la Classe S une vraie signature visuelle propre. Le nouveau design des feux arrière, permet de s’affranchir des anciennes baguettes transversales dans le ton carrosserie et de les remplacer par 52 LED, dont l’agencement contribue, lui aussi, à compléter cette signature lumineuse unique. Dans l’habitacle, le nouveau design se base également sur la lumière. Grâce à l’éclairage d’ambiance (de série sur la S 400 Hybrid et la S 600), le conducteur peut désormais choisir entre trois ambiances : solaire (couleur ambre), neutre (couleur blanche) et polaire (bleu glace).

Précurseur

La S400 Hybrid est la première berline de série au monde à utiliser une batterie lithium-ion dans sa chaîne cinématique. Un choix dicté par les avantages essentiels qu’offre cette technologie, par rapport aux batteries nickel-métal hydrure (Ni-MH). En effet, le li-ion offre une densité énergétique plus élevée et un meilleur rendement électrique, pour un poids et un encombrement réduits. La chaîne cinématique mérite également toute notre attention, car elle présente bon nombre de particularités. Les ingénieurs de Mercedes ont travaillé d’arrache-pied pour faire de l’hybridation un système quasiment « plug-in » dans la voiture. Le but avoué consistant à limiter l’impact de cette nouveauté sur l’ingénierie globale du véhicule, et donc de limiter les coûts de développement et les tarifs pour le client final. Ainsi, l’accent a été mis sur le développement de composants compacts et légers, si bien que l’ensemble du système moteur électrique/électronique de gestion/batterie, n’excède pas 75 kg.[...]
[ Lire la suite de l'article sur automarche.fr ]

Ajouter un Commentaire