La nouvelle Punto Evo, remplaçante de la Grande Punto, s’embourgeoise en tutoyant la nature et joue la carte des choix multiples. Avec un faible taux de CO2 comme règle d’or.
Chez Fiat, on se souvient avec émotion de l’appellation de « Baby Maserati » pour la Grande Punto, lancée en 2005 avec 4 mètres de long, une belle dimension pour une citadine. Et on se rappelle également la naissance de la Punto tout court, en 95, remplaçante de la Uno, et surtout celle de la Punto 2 qui s’était fait riche d’un Common rail et que récompensa EuroNcap de 4 étoiles au crashtest. Alors, quand se présente la nouvelle, c’est assurément forte d’un héritage qu’elle n’a pas le droit de malmener ou, pire encore, de dénaturer. D’ailleurs, pour ne pas se tromper de rôle, la Grande Punto devient l’entrée de gamme – eh oui la gloire au sommet est éphémère – et devrait compter malgré tout dans les 15 % de ventes de la famille en allant chasser sur les terres de la Dacia Sandero par exemple, évoque Guillaume Defoulounoux, directeur de Fiat France. La Grande Punto sera commercialisée à 300 euros de moins que la Punto Evo en prix d’ouverture. Sans développement prévu non plus, la Punto s’arrête malgré les aficionados du modèle. La Punto Evo devient donc le fer de lance, le concentré de technologie et surtout le vecteur écologique. Evo signifiant « époque », que l’on traduit en communication par Evolution, la nouvelle voiture doit à la fois porter les valeurs des précédentes (rapport qualité – prix ; style et motorisations évoluées) et rompre définitivement avec les vilaines réputations de fragilité des matériaux. Un programme qui semble bien avoir été rempli.
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