Alfa Romeo Mito : du mythe à la réalité

19 jan
2009

Symbole d’un nouvel esprit Alfa, toujours sportif mais en phase avec son temps, la Mito porte les ambitions d’une marque qui veut « retrouver ses lettres de noblesse ». Elle marque aussi le point de départ d’une large offensive produits devant conduire la marque à un centenaire festif.

alfa-romeo-mitoLe 24 juin 2010, Alfa Romeo aura 100 ans. Une date historique qui va également être l’heure de vérité. En effet, Luca De Meo, le patron de la marque, a choisi ce symbole comme l’échéance de son plan de relance. « A cette date, Alfa Romeo aura retrouvé ses lettres de noblesse », affirme-t-il. « Dans les trois années à venir, nous allons lancer plus de produits que durant les 10 dernières années », prévient-il encore. Un festival de nouveautés dont la Mito mais surtout la 8C marquent le point de départ. Si la supercar s’attache à porter haut les couleurs et l’esprit retrouvés de la marque, la petite Alfa doit jouer le rôle de locomotive commerciale. Et Luca de Meo insiste : « La Mito est un concentré d’Alfa Romeo. Nous voulons créer une nouvelle génération d’Alfistes. » Tout en précisant immédiatement l’importance de conjuguer Alfistes au féminin. A l’échelle hexagonale, cette « nouvelle génération » devrait compter 4 000 personnes supplémentaires d’ici la fin de l’année. Une nouvelle clientèle que Patrick Gourvennec, le directeur d’Alfa Romeo France, voit venir d’horizons divers. En effet, selon lui (voir entretien ci-contre), il ne faut pas raisonner en segment mais en raisons d’achat. Quoi qu’il en soit, on peut toutefois imaginer que la Mito souhaite aller chasser sur les terres de l’exclusive Mini sans renier la conquête de clients jusqu’ici tournés vers des généralistes comme la 207.

« Il fallait la lier à la 8C mais aussi à l’héritage de la marque »

Pour Manuel Dias, le père stylistique de la Mito, bien que cette Alfa soit tournée vers l’avenir, « il fallait la lier à la 8C mais aussi à l’héritage de la marque ». Si les feux d’un arrière très pyramidal confirment sans conteste la filiation avec la 8C, pour lui, à l’avant, « on peut notamment voir une évocation de la 33.2 Stradale dans les optiques. » Un savant mélange réussi. Même si le design demeure un élément subjectif. En revanche, certains d’entre eux sont quantifiables et palpables. Alfa la sportive vit avec son temps et cela se traduit notamment sur la balance et sur les motorisations. Après avoir franchement frôlé l’obésité avec les Brera et les 159, Alfa a retrouvé les vertus du régime ! En effet, la Mito pèse entre 1 080 et 1 205 kg selon les versions, soit une cinquantaine de kilos de moins qu’une 207. Sous le capot le downsizing devient également la règle. Ainsi, la petite Alfa reçoit le 1 368 cm3 turbo de 155 ch déjà monté sur la Bravo ou la nouvelle Delta. Même remarque pour le 1.6 JTDm 120 qui devrait représenter la majorité des ventes. Pourtant, les mécaniques essence modernes, dont fait partie ce 1,4 T-jet de 155 ch, offrent un agrément sans pareil pour des consommations raisonnables. Bien sûr, un VRP n’y trouvera jamais son compte, mais pour ceux qui roulent peu, c’est-à-dire la grande majorité, une réflexion devrait être engagée. Durant notre galop d’essai, ce petit bloc suralimenté a fait merveille même si les Alfistes ne retrouveront pas la sonorité maison. Offrant naturellement un couple de 206 Nm, il peut grimper jusqu’à 230 Nm grâce à l’Overboost de la position Dynamic du DNA. Pour l’heure seule mécanique essence au catalogue, elle sera épaulée dans le courant de l’automne par un 1.4 MPi atmosphérique de 78 chevaux. L’avantage de ce modèle baptisé Mito Junior est clair : séduire les jeunes avec une entrée de gamme à 15 000 e contre 19 200 e pour la version turbo.[...]

[ Lire la suite de l'article sur automarche.fr ]

Ajouter un Commentaire